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Danse traditionnelle des Punu du Gabon / Moukoukwè

Juste vous faire partager cet élément très indipensable de la culture traditionnelle du peuple Punu qu'on rencontre au Gabon dans le sud du pays.

Il s'agit du Moukoukwè qui désigne outra la danse, la statue elle-même. Je ne pourrais trop vous en expliquer au risque de dire des sottises.

En tout cas, c'est pour le plaisir des yeux.

ADMIREZ!

September 1, 2008 | 1:44 PM Comments  1 comments

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Insécurité / Des interrogations persistantes pèsent sur la police de proximité à Libreville

Les Librevillois se posent énormément de questions quant à l’efficacité de la Police de proximité exerçant dans la capitale gabonaise où se perpétuent des cas d’insécurité grandissants à l’instar du dernier en date, enregistré le 22 août au quartier derrière l’Ecole Normal où un jeune homme de 22 ans a été retrouvé mort, lynché par la population.

Ce meurtre est venu relancer le débat sur l’insécurité et sur le rôle joué par la Police de proximité créée, il y a environ deux ans, dans le but de lutter efficacement contre l’insécurité dans les quartiers de Libreville.

Or, selon la population qui procède désormais par vindicte populaire, cette police ne serait pas efficace au regard des nombreux cas de viol, de crime, de vol etc. enregistrés en moins d’un moins dans la capitale gabonaise.

« Comment peut –on dire Police de proximité alors que nous ne les avons jamais vu sillonner notre quartier de jour comme de nuit? », s’interroge Glwadys N. habitant de Nkembo, l’un des quartiers populaires et mal lotis de la capitale gabonaise.

« Elle passe son temps dans quelques carrefours comme si l’insécurité n’était que dans les carrefours », déclare un riverain du quartier « Rio » où de nombreux forfaits sont commis à tout moment de la journée.

Ainsi, la question de la visibilité de cette police se pose au regard des propos de cet agent qui a requis l’anonymat: « c’est normal que nous ne puissions pas couvrir tous les quartiers malgré la bonne volonté de nos supérieurs. Où sont les voies d’accès ? Croyez vous que nous pouvons poursuivre des bandits dans des cités dépourvues de voies comme Kinguelélé, Nkembo, Atsibétsos, etc. ? ». « Ce serait un suicide, et en plus nous ne sommes pas suffisamment armés », poursuit–il.

Pour la population, même si la question des voies d’accès dans les quartiers se pose, il n’en demeure pas moins que la police est gagnée par le laxisme. « Sinon comment comprendre que des agressions soient commis en plein jour, sous ses yeux, à des endroits comme « Rio », Feu tricolore Nzeng Ayong ou Ancien Gare routière et cette police n’agit pas ? », se demande une femme d’une quarantaine d’années qui déclare par la même occasion s’être vu arracher son sac à main, de force à l’Ancienne gare routière.

C’est en cela que d’aucun évoque les efforts fournis par la tutelle qui sont mis à mal par les vieilles habitudes. « Une Police de proximité signifie une effort important en terme de recrutement, en terme de moyen », indique –t-on.

On se souvient qu’il y a près de deux mois la tutelle a procédé à de nouveaux recrutements en vue de renforcer les effectifs et envisager un déploiement à l’intérieur du pays où son absence s’est fait crucialement resentir lors de la dernière édition de la fête de l’Indépendance.

« Dans tous les cas, souhaite un habitant de Nzeng Ayong, il faut que la tutelle sévisse contre les policiers véreux afin de la nettoyer de ses handicaps ». Car, ajoute-t-il, « même s’il y a un problème de voie d’accès et de moyens, on se rend compte que la tutelle fait énormément des efforts pour les doter de matériel. Mais il y a trop de problèmes internes à la Police même qu’il faut résoudre ».

August 28, 2008 | 4:18 PM Comments  0 comments

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(Concours Tig Blog / Jeunesse et NTIC) Pour une connexion de la jeunesse à l’Internet intelligent

Si l’on parle de plus en plus du grand fossé qui se creuse sans cesse entre le nord et le sud en matière de Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), c’est que le phénomène, même s’il avance au fil du temps sur le continent africain, reste encore à un stade primitif, voire embryonnaire.

Car, comment comprendre qu’un coup de fil de l’Afrique à l’Occident coûte si cher alors que l’inverse ne vaut absolument rien ?

Comment encore imaginer que le numéro composé pour appeler dans la même ville d’un même pays doit faire le tour du monde avant d’arriver chez le destinataire ?

Là sont les premiers points sur lesquels doivent plancher les dirigeants africains en vue de démocratiser l’usage de ces outils qui, en réalité, offrent le monde à portée de main.

Dès lors, cela nous interpelle et fait évoquer le cas particulier de l’Internet. Loin d’un simple outil, on dira pédagogique, de recherche… l’Internet s’avère un outil dangereux pour la jeunesse.

En effet, sur la toile, tout y passe et les jeunes africains qui sont de plus en plus accros, en se référant au cas des jeunes de Libreville, la capitale gabonaise, ont besoin d’un encadrement certain pour une connexion intelligente.

En clair, le manque de lois en la matière, le manque de vigilance des propriétaires de cybercafés, l’appât du gain ont conduit les opérateurs à un laxisme extravagant qui, au final, produit de nouveaux monstres de la sociétés moderne.

Des exemples d’extravagances et des absurdités issus du net sont aujourd’hui à la mode et l’on voit très bien la société africaine, en particulier sa jeunesse s’anéantir sur cet outil.

C’est dire le grand travail qui incombe à tous, en particulier aux dirigeants de créer des gardes fous, des lois prohibant l’accès à certains sites aux mineurs, tout en développant des spots publicitaires sur les dangers de ce puissant outil de développement.

February 20, 2008 | 1:43 PM Comments  0 comments

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(Concours TIG Blog / Jeunesse et Immigration) Partir, au nom de l’espoir !

Depuis quelques années maintenant, les verbes « partir », « fuir », s’ « exiler »…se conjuguent à tous les temps chez les jeunes Africains, en particulier ceux des pays où la misère a inscrite son nom en lettre d’or dans leur vie.

C’est clair, et l’on ne peut contester à quiconque le droit à l’espoir, l’espoir de vivre.

Voilà une simple, mais une raison juste et évidente qui pousse les jeunes du continent noir à immigrer, à fuir le continent berceau de leurs ancêtres, à braver vents et marrées, chaleur et froid pour aller chercher une vie meilleurs Ailleurs.

Qu’est-ce que tous cela signifie ?

Il faut en principe partir du contexte de chaque pays pour comprendre ce qui incite les jeunes à fuir le continent.

En effet, la mauvaise gérance, la gabegie orchestrée par les pouvoirs publics en place dans les pays africains, le clientélisme, le manque d’industries, d’écoles et de Centres de formations, le chômage… sont autant de maux qui font en sorte que les jeunes se sentent délaissés et envisagent d’autres solutions en l’occurrence l’immigration.

Toutefois, s’il s’agit de partir de la terre qui les a vu naître pour une terre d’espoir, est-il sûr qu’ils s’en sortent ? Ne dit-on pas qu’ « un tien vaut mieux qu’un deux, tu l’auras ? ».

Il s’en suit qu’au-delà des problèmes qui s’opposent à l’épanouissement des jeunes sur le continent, ces derniers devraient au préalable savoir qu’ « est jamais mieux ailleurs que chez soi ». Raison pour laquelle, je me permets de dire que les charters de rapatriement, les milliers de morts sur les routes et les mers en direction de Ceuta et Melilla ne sont que la réplique de cela.

Ainsi, ma petite expérience me permet encore croire que la jeunesse africaine devrait apprendre à se prendre en charge ; c'est-à-dire se regrouper par exemple en association, proposer des projets qui tiennent compte de leurs aspirations.

Autrement dit, la jeunesse doit montrer qu’elle est volontaire, qu’elle a des ressources à faire valoir, qu’elle est en réalité un véritable capital sur lequel les dirigeants doivent s’appuyer pour le présent et le futur.

February 20, 2008 | 10:16 AM Comments  0 comments

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(Concours TIG Blog/ Jeunesse et Fléaux sociaux) Comment promouvoir l’égalité des chances en éliminant la discrimination dans l’accès à l’éducation pour les filles?

Pour préambule à ce questionnement, disons que la culture, c'est-à-dire la tradition marque encore des pesanteurs et favorisent les réticences des conservateurs dans l'envoie des jeunes filles à l'école.

En outre le contexte africain, relevant de la misère et de la précarité déshumanisante, fait que de nombreuses familles préfèrent faire travailler les filles ou les envoient très tôt en mariage afin de se faire un peu d'argent pour survivre. Dans ce contexte les filles deviennent un fond de commerce, assurant pour un temps, la survie de sa famille.

Aussi, celles qui parviennent à y aller n'atteignent pas souvent les objectifs escompter. En effet, elles sont victimes de grosses précoces qui raccourcissent leur séjour sur les écoles, les livrant très tôt à la vie d'adulte.

En effet, il sied donc de comprendre que parvenir à créer l'égalité ou la parité dans l'accès à l'éducation pour les filles, au même titre que les hommes, relève d’une gageure.

Car y parvenir suppose un travail de fond sur l'éradication des mentalités rétrogrades qui font croire dans nos traditions que la femme est le second de l'homme et non son égal. Ainsi, il faut des campagnes de sensibilisation dans les villages afin d'éduquer les populations sur le bien fondé et les bénéfices qui découlent de la formation d'une personne.

L'école assure une place dans le secteur professionnel et épargne de la précarité financière et même des comportements rétrogrades et anti-développement, des exemples de femmes qui ont réussi grâce à l'apport de l'école feront que les uns et les autres s'imprègnent de cette réalité qui peut leur donner de meilleurs idées.

Plus encore, les autorités de chaque pays doivent faire en sorte que l'école devienne obligatoire pour tous les jeunes sans distinction de sexe jusqu'à un âge certain.

Par la même occasion les formations sur les contraceptifs et les grosses précoces seront les bienvenues dans les programmes de cours afin d'éviter que ces jeunes filles n'abandonnent les études faute à une grosses précoce. Car c'est le lot de bon nombre de filles qui doivent quitter les bancs ad vitam æternam faute de moyens pour assurer une grossesse et poursuivre en même temps les cours.

February 18, 2008 | 9:43 AM Comments  0 comments

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(Concours TIG Blog / Jeunesse et Emploi) De la rue à la prison, de la prison à la plantation: au-delà de la réinsertion

L’expérience aiguise, au fil du temps, notre sens de l’observation au point que l’on devienne attentif au moindre mouvement qui peut tirer notre existence vers le haut.

Je veux dire quelque chose qui peut permettre de changer la vie de ceux qui sont nés damnés de ces billets de CFA, de l’Euro ou de Dollar qui vous ouvrent la porte d’une vie acceptable.

A environ 30 kilomètres de la capitale gabonaise, une dame, présidente d’une ONG dont l’action vise la réinsertion des jeunes, a réussi à montrer que la volonté est à la base de tout, Enfin ! Nantie de sa foi, elle a obtenu la libération de la prison centrale, des jeunes que je ne qualifierais pas de délinquants purgeant des peines lourdes, mais de jeunes de la rue dont le destin avait orienté vers des délits plus que graves.

Tuer ne leur faisait pas peur. Vivre dangereusement dans cette société où les riches écrasent davantage les pauvres restait leur seule façon pour survivre, résister.

Pas de travail, pas assez d’écoles, pas d’assistance sociale, des familles plus que pauvres. « Que vouliez-vous que nous fassions pour survivre grand frère ? » m’interrogeait ainsi l’un d’eux, sa machette à la main, terrassant son pied de manioc.

En effet, ils ont accepté d’être utile à la société pour une libération sous condition, bref de se réinsérer. Ils travaillent pour eux-mêmes et gagnent leur argent désormais à la sueur de leur front.

L’expérience est en train de porter ses fruits. Ils travaillent dans une plantation taillée par eux-mêmes, dans les entrailles de la forêt vierge de Kougouleu.

Ils y ont planté avec l’aide des bénévoles de cette ONG et Dieu seul sait combien ce sont de grands travailleurs que la société n’a pas pu cadrer.

Comme ils le disent désormais, ils s’en sortent bien et proprement, loin des bruits, loin des tentations mondaines. Ils estiment que la ville est un piège pour qui n’a pas d’assises et ils l’ont banni de leur mémoire, soulignant que les dirigeants n’ont toujours rien compris aux doléances de leurs jeunesses.

Maintenant, la terre est leur purgatoire et le fruit de leur travail les incite à œuvrer davantage et à lancer désormais des appels à d’autres jeunes pris dans l’étau du chômage et de la délinquance.

February 16, 2008 | 11:04 AM Comments  0 comments

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(Concours TIG Blog / Jeunesse et Fléaux sociaux) Les innocents de la barbarie humaine

Paix, paix,…, combien de fois entendons-nous ce mot par jour? Je suppose que nombre d’entre-vous n’y avez jamais songé !

Que ce soit chez de simples collègues de service, dans les médias qui inondent désormais les ondes de leurs actualités sensationnelles, que ce soit en famille, le mot paix reste le leitmotiv des tous : vivre tranquille, en paix.

Avec la paix, tout peut aller, mais sans elle, tout vous croulera sur la tête. Je vous vois vous étonner de mon entrée.

Je veux en effet rester coller à l’actualité et à la réalité. Le Tchad nous a offert, comme bien d’autres pays d’Afrique et des autres régions du monde, le triste spectacle de la guerre: des rapatriés, des déplacés, de la désolation,…des cadavres etc.

A Libreville, et c’est ce qui m’a marqué. J’ai assisté impuissant à l’arrivée des familles de tous les pays avec leurs enfants ahuris, rescapés de la barbarie humaine.

Ces enfants, les yeux hagards, le regard triste interrogeant sans cesse ce monde chaotique dans lequel ils venaient de basculer.

Ils venaient, d’un trait, et sans être préparés de fuir le conflit fratricide de ce pays. Les frères du Tchad s’entretuaient au nez du monde et au grand dam de l’avenir de la jeunesse de là-bas et d’ailleurs.

Comment ne pas tenir compte de ces enfants qui n’ont jamais demandé à être là ? Qu’ils soient blancs ou noirs, l’expression de leur regard réclamait, haut, aux dirigeant du monde, un monde plus calme, un univers plus serein et juste, une vie tranquille et en paix.

Juste le regard vous rend coupable !

February 16, 2008 | 10:58 AM Comments  0 comments

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(Concours Tig Blog/ Jeunesse et Emploi) « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y que de sottes gens »

La conjoncture actuelle dans les pays africains, au sud du Sahara, que ce soit au Gabon, au Cameroun ou au Bénin, est la même. Les jeunes sont en proie au chômage et l’idée de partir, « s’enfuir », s’en aller loin du calvaires de la pauvreté et de la précarité, est le seul élément dominant qui taraude dans le cerveau de ceux-là qui affirment ne plus avoir espoir.

Or d’autres ont décidé de braver le calvaire, d’affronter de face cette pauvreté qui n’épargne, finalement personne. En fait, pour Jean-Blaise, qui a un bac série économique depuis un an, il trime au quartier parce que les parents ne sont pas nantis pour l’envoyer dans une de ces universités occidentales pour poursuivre son cursus.

D’ailleurs, il le dit lui-même, « les gens me demandent pourquoi je ne vais pas à l’université ici au pays. Voyez-vous mêmes, croyez-vous que c’est une université ça ? Avec autant de grèves ? ».

Jean a donc préféré ne pas s’embourber dans une université qui n’offre en réalité pas ou très peu de voie vers le succès et il s’est lancé dans une activité pour ne pas augmenter comme il le déclare « le nombre de chômeurs ». Mais sa formation théorique ne lui donne aucun choix.

Il s’est reconverti en factotum dans une boutique tenu par un Libanais dans la capitale gabonaise. Il vaque avec « élégance » à son occupation, sert les clients, charge les comptoirs, transporte les cartons pour livrer dans le marcher etc… et économise peu à peu pour s’en aller le moment opportun.

Il a foi en l’avenir, il sait qu’il va s’en aller, parce que comme il le dit encore il est « capable de faire n’importe quel travail, pourvu que ça n’avilisse pas ».

C’est pour quoi, il nous a dit dans un ton hilare et avec une certaine assurance qu’« il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que sottes gens ».

January 2, 2008 | 2:03 PM Comments  0 comments

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(Concours TIG Blog / Jeunesse et Emploi) Opération « Bouchons les trous », une action citoyenne des jeunes de Port-Gentil
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Les jeunes des quartiers Balise, Bornave et Cité municipale dans la ville de Port-Gentil ont initié depuis quelques jours, une opération citoyenne dénommée « Bouchons les trous », qui met en exergue leur volonté d’être des hommes et des femmes d’action, consistant à fermer les différents « nids de poule » qui se sont formés sur la chaussée de leur cité.

Pour suppléer les autorités municipales dont les moyens ne permettraient pas de joindre forcément tous les bouts, les jeunes des différents quartiers de la capitale économique du Gabon se sont ainsi constitués en regroupement et ont entamé, eux-mêmes, les travaux de réhabilitation des différents axes majeurs avant l’arrivée des premières pluies, souvent à l’origine de nombreux désagréments.

Selon Jean Simon, le porte-parole de ces jeunes volontaires, la situation dans laquelle se trouvent les routes de leurs quartiers rendait le trafic presque impossible au point où les taxis n’avaient plus accès dans certains coins de la ville, pourtant habités et très fréquentés.

Ces jeunes pour la plupart des collégiens profitent des vacances de noël pour se procurer des matériaux de récupération auxquels ils ajoutent un peu de ciment et de sable afin de boucher les « nids de poule » qui se sont formés dans différents endroits de la chaussée.

Il s’agit au terme de cette action de remédier à la conséquence immédiate de cette situation qui est la rareté des taxis en direction de ces endroits.

January 2, 2008 | 1:57 PM Comments  0 comments

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Juste envi de partager avec vous cette belle prise de mon pote Douglas N.

Lui sur la photo, c’est le ministre gabonais de l’Education nationale, Michel Menga, il est venu là pour le lancement officiel d’une compétition qui mettait en valeur les jeunes élèves de Libreville et de la banlieue.

Et comme par hasard mon pote l’a pris sur le vif (du sujet ?) et voilà ce que ça donne.

Ça fait tout de même plaisir, non ???

December 15, 2007 | 10:21 AM Comments  0 comments

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Cette tradition ancestrale qui se meurt…

Je suis allé à la découverte d’un village artisanal en plein cœur de la capitale gabonaise et là, j’ai été émerveillé.

J’ai découvert des masques et des statuettes qui ont marqué l’histoire de certains peuples traditionnels africains, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

Cette statuette que vous apercevez là haut était un gardien de la tradition, un gendarme pour la cité. Nul ne pouvait se permettre de faire ce qui n’entrait pas dans la droite ligne des us et coutumes.

Elle servait à détecter les imposteurs et ainsi, elle permettait aux uns et autres de vivre dans l’harmonie et la concorde.

En effet, doté, selon les dires de sa détentrice, d’un pouvoir mystique certain, cette statuette qui vient du nord du Gabon, chez le peuple fang avait la réputation d’aider les vieux à mettre de l’ordre dans les affaires de la cité.

Son rôle, une fois qu’il y avait une imposture, le(s) présumé(s) coupable(s), une fois repéré(s) devaient jurer sur ces statuettes en lui léchant les yeux, en caressant les plumes sur la tête avant de déclarer leur non culpabilité.

Avec cette pratique, déclare Chancia, les hommes vivaient en bon terme et cela évitait des dérapages, des mensonges etc.

Seul fausse note, tristesses des tristesses, elle est aujourd’hui exposée dans une galerie de Libreville et attire simplement des curiosités en attendant le jour où quelqu’un la rachètera comme produit exotique.

Comment ne pas se sentir mal à l’aise lorsque tout ce que nous avons de plus précieux se dissipe sous nos yeux comme de la poudre au vent?

J’aurai aimé être un politique pour faire des lois qui protègent cette authenticité de chez nous;

J’aurai voulu être un juge pour juger et punir ceux-là qui n’ont pas de respect pour ce que nous avons de plus précieux : la tradition.

J’aurai voulu être un gardien pour enfin protéger le temple de nos us et coutumes des désastres dont ils sont victimes.

J’espère que vous qui nous gouvernez, vous avez compris. Ce que nous avons à donner dans ce monde de la globalisation se meurt. Vous avez le devoir et l’obligation de le protéger pour les générations futures.

December 15, 2007 | 10:00 AM Comments  0 comments

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A 75 ans la diva rebelle légendaire de la chanson africaine, Myriam Makéba fait vibrer les foules à Libreville

Idole de nombreux jeunes gabonais grâce aux combats mener contre l’apartheid et à la chanson « pata pata » écrite en 1956 avec laquelle elle a fait le tour du monde, Myriam Makéba, la diva de la chanson sud-africain, mondialement célèbre a fait vibrer des foules lors d’un concert VIP organisé par la Fondation Amissa Bongo dans le cadre des Balafons Musics Awards, qui couronne désormais en terre gabonaise, les artistes en herbes et confirmés dont l’œuvre aura le mérite de véhiculer un message et des valeurs dans l’optique de créer un univers de paix, de stabilité, de tolérance, de partage et d’échange entre les peuples.

Ainsi, comment ne pas être ému lorsque à 75 ans, une personnalité comme Myriam Makéba qui a marqué, à sa manière l’histoire du continent africain monte sur scène et montre une nouvelle fois la voie à la jeunesse ?

Comment ne pas être touché de la délicatesse et la hargne avec lesquelles elle parle aux jeunes, les invitant à croire au potentiel qui est le leur pour faire de ce monde en proie à la pagaille, à la dérision, à la perfidie, un monde plus juste et plus sûr pour tous?

Myriam Makéba, la Mama Africa, n’a eu de cesse de jouer son rôle de la Mère de l’Afrique en rappelant à la jeunesse gabonaise l’histoire de cette Afrique qui se meurt par endroit à cause des guerres fratricides, des égoïsmes humaines et des intolérances qui créent le chaos, entraînant ainsi, la perte des valeurs nobles qui doivent diriger la vie et l’éthique humaine.

Et que dire de ces jeunes qui l’adulent ? Les larmes pleines les yeux, la jeune génération a loué la vigueur de cette « Mama » de 75 ans qui a su, à elle seule inspirer tant d’émulation et tant de passion.

Car elle a lutté contre le racisme sous toutes ces formes et dans le monde entier ? C’est cette vision du monde qu’elle à transporté à Libreville pour léguer aux jeunes pour qu’ils apprennent à se connaître, à partager et à vivre en harmonie avec les autres.

December 14, 2007 | 8:42 AM Comments  0 comments

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A la découverte du village artisanal: un site touristique en plein cœur de Libreville

En plein centre de Libreville, la capitale gabonaise, un village artisanal, hautement touristique, paré d’objets d’art de toutes les variétés, venant de toutes les régions du pays, voire du continent africain, offre aux visiteurs l’opportunité de découvrir, de voir, d’apprécier et même d’acheter ces objets représentatifs des valeurs traditionnelles authentiques, détenteurs de l’histoire séculaire des peuples du Gabon et d’Afrique.

Situé à quelques lieux du bord de mer, le village artisanal regroupe deux espaces séparés dont l’un se situe à quelques encablures de l’autre.

La particularité de ces lieux réside dans le potentiel et l’historicité des objets d’arts exposés à la vente et pour le loisir des touristes qui y déferlent, guidés par le désir d’assouvir une curiosité et la soif de découverte de la culture africaine authentique et séculaire.

Mais au-delà, c’est un véritable leitmotiv qui anime ces vendeurs, celui de valoriser la culture traditionnelle gabonaise et par ricochet toute la culture africaine liée à l’évolution de la société.

Au premier aperçu, le décor des boutiques qui composent ces espaces commerciaux est presque identique. Les statuettes, les masques, les reliques, les tissus fabriqués avec des écorces d’arbres, des tabourets taillés dans du bois,…sont tous exposés sur des comptoirs, offrant aux visiteurs, le soin de découvrir un patrimoine riche d’histoires se rapportant aux rites et traditions des régions où ils proviennent.

D’autres comptoirs présentent des objets originaux comme des sacs à main, des sandales taillées à la main et fait de peau de serpent, de mouton ou de bœuf ou encore des tissus et des boubous venant des pays sahéliens en l’occurrence le Sénégal, le Mali…entièrement fabriqués à la main, avec des matériaux locaux tels que le coton filé à la main et de la teinture issue des écorces d’arbres.

Ainsi, dans la boutique de la gabonaise Chancia Diongo, on remarque des objets de grande importance ayant servi, jadis pour des cultes et des rites dans certains régions du Gabon et d’Afrique, à l’instar des masques originaires des provinces du Woleu Ntem (Nord du Gabon), de celles venant de Tchibanga (Sud du Gabon), chez le peuple punu et des « statuettes fétiches » en provenance du Nigéria, précisément chez les Igbo.

Outre ceux-là, on peut admirer ou acheter des statues ayant servi à détecter les menteurs, les imposteurs et dont le rite consistait à faire lécher au présumé coupable, les yeux de la statue aux innombrables cauris et fétiches afin que ce dernier puisse révéler la vérité.

Selon Chancia, c’est un rite très ancien et la statue a été vendue depuis des années puisqu ‘elle ne dispose plus du même pouvoir qui contraignait à l’origine, les villageois à vivre dans la légalité, l’harmonie et la loyauté.

De même, sont exposés des masques et des statues symboles de la fécondité, de la danse des morts dans le but de valoriser cette culture africaine ancienne.

Interrogé sur le processus d’acquisition des œuvres exposés, Ousmane rappelle qu’ils sont confrontés à des écueils majeurs qui ne leur permettent pas d’accomplir convenablement leur tâche.

En effet, si les prix des œuvres vendus au village artisanal sont fixés en fonction du client, c’est, à en croire Ousmane, d’origines camerounaises, les tracasseries subies qui les obligent à ne pas garder des prix fixes. Mais, les objets les plus anciens peuvent coûter jusqu’à plusieurs centaines de milles francs CFA.

Pour Marie, infirmière française en vacance à Libreville et de passage au village artisanal où elle est déjà connue par les détenteurs des boutiques, les prix sont abordables et elle les achètent pour sa collection, pour le respect du travail des artistes qui ont consentis d’énormes efforts et sacrifices pour produire ces pièces uniques, et surtout pour l’histoire, les valeurs artistiques et culturelles émanant des civilisations africaines qui y sont véhiculés.

Rappelons que même si les vendeurs du village artisanal déclarent que les clients viennent de tous les horizons, il n’en demeure pas moins qu’ils s’insurgent contre le fait que des séminaristes ne peuvent pas, par exemple, s’acheter un certain nombre de souvenirs et traverser les frontières. Car les lois en vigueur seraient très dures et empêcheraient l’éclosion de cette activité, devant vendre positivement les valeurs du pays dans ce monde de la globalisation, mais surtout des échanges et donner et du recevoir.

Raison pour laquelle, ces hommes commerçants du village artisanal affirment que l’art se meurt à petit feu au niveau du Gabon.



December 12, 2007 | 5:44 AM Comments  0 comments

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nyangu   nyangu Wilfried's TIGblog
Wilfried's profile

King is died, God bless the King !!!!

Il était né le 3 mai 1933 dans une famille noire très pauvre, à Barmwell en Caroline du Sud aux USA. Il était " le parrain de la soul", Mr. Dynamite, le "hardest working man in the show business". Il était adulé, aimé et respecté des plus grands; l'idole, "le parrain" des générations après lui. Il avait initié le funk autant qu'il a eu une très grande influence sur la soul, le Rythm and Blues et le Gospel music. Il était reconnu pour son immense talent de danseur, un pas de danse glissant, teinté d'improvisation que lui seul savait esquisser. Il nous a laissé des oeuvres de génie, telles que "I feel Good", "Living in America" -B.O de Rocky IV-, "Sex machine",etc. Il nous a quitté un beau matin de Noël en 2006. Il avait atteint la gloire. Il était un immense talent, il était un passionné, il était une voix : JAMES BROWN. Qu'il repose en paix.

February 1, 2007 | 1:08 PM Comments  0 comments

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crelaf   crelaf Cercle de Réflexion des Etudiants en Littératures Africaines,UOB's TIGblog
Cercle de Réflexion des Etudiants en Littératures Africaines,UOB's profile

« Je veux qu'on reconnaisse le Gabon dans mes écrits...! » Entretien exclusif avec l'écrivaine gabonaise Justine Mintsa

Parmi les nombreux romanciers que compte le Gabon, les femmes ont réussi à se faire une place de plus en plus honorable sur l'échiquier littéraire national et même international. Pour cette première édition, "Echos Littéraires", le désormais cyberjournal du CRELAF a rencontré l'une d'elle. Il s'agit de Justine Elo Mintsa qui nous livre ses secrets avec le monde de l'éducation et de la littérature.


Echos Littéraires: Bonjour Justine Mintsa, pouvez-vous nous parler un peu de vous?

Justine Mintsa: (rires) Que voulez-vous que je vous dise? Je m'appelle Justine Mintsa, je suis gabonaise, enseignante de littérature anglaise à l'Université Omar Bongo, écrivaine, mariée, mère de famille...

Echos Littéraire: Comment êtes-vous arrivée à l'écriture?

Justine Mintsa: Par la lecture ! Mon père était instituteur, j'ai donc grandi dans un univers où le livre faisait partie de mon quotidien. Nous lisions la Bible et autres choses. Il se trouvait aussi qu'à l'école, les matières scientifiques n'étaient pas mon fort. J'affectionnais plutôt les matières littéraires. D'où mon goût pour la lecture. A 12 ans, j'avais déjà avalé les grands classiques de la littérature française. Par voie de conséquence, j'ai développé aussi la rédaction, l'art de rédiger, d'écrire. J'adorais lire et j'aimais vraiment écrire. Ecrire, c'est m'évader à travers mon imaginaire, à travers ma plume, c'est vraiment un plaisir.

Echos Littéraires: Cela voudrait donc dire que c'est tout narurel que vous soyez venu à l'enseignement ?



J. M. : Oui, quand j'enseigne, je n'ai pas l'impression de faire un travail. Expliquer un sujet littéraire, parler d'un auteur ou d'une pièce de théâtre est tout à fait naturel pour moi. C'est -à- dire que je me sens pleinement investie et je peux partager ce plaisir avec les étudiants. Les cours deviennent alors des sujets sur lesquels on débat comme si on était dans un corps de garde. Bien sûr, il y a l'aspect magistral parce qu'on ne peut pas se départir de la rigueur. C'est juste pour dire qu'enseigner pour moi est un véritable plaisir, un grand moment de partage. Je fais en sorte que mes étudiants essaient de s'exprimer, qu'ils fassent sortir ce qu'ils ont dans leur tréfond.

E. L : Après votre première oeuvre, Première lecture, une poésie pour enfants, sous sommes un peu surpris qu'àprès cet ouvrage, vous passiez au roman pour « adultes ». Est-ce un processus préparé d'avance ou une contingence?

J. M. : Je vais commencer par rectifier. Première Lecture n'est pas ma première oeuvre , mais la deuxième. Ma première oeuvre s'intitule Un seul tournant Makôsu qui parle des problèmes que rencontrent les jeunes Universités africaines. Là, les thématiques sont nombreuses: les problèmes de recherche, la culture traditionnelle, le modernisme, le conflit des générations, la politique parce que je l'ai écrit à une époque où la démocrtaie était à peine émergente. J'aborde ce thème de démocratie pour voir comment il est vécu dans certains pays africains à travers les Institutions. Il s'agit aussi d'analyser l'impact de certaines visions politiques sur les Institutions qui sont au tournant de la République. Un seul tournant Makôsu est donc mon premier roman qui reconstruit mon univers naturel qui est l'Université.
Pour revenir à votre question, Première lecture est un livre que j'ai écrit en cinq jours. J'ai été inspirée par ma vocation d'enseignante en me disant qu'il fallait que j'instruise les jeunes pour qu'ils aient certaines aptitudes dans la société un fois qu'ils auront grandis.

E. L.: Première Lecture est alors un ouvrage à caractère pédagogique?

J. M. : Etant chargée d'un cours intitulé Théorie des Genres Littéraires à l'Université, Première lecture est en fait le condensé romancé de trois genres littéraires que sont le conte, le théâtre, et la poésie. Mais il y a aussi dans la narration la musique des mots, leur rythme, etc. Je voulais sensibiliser les jeunes dès le bas âge. Je voulais que l'enfant soit déjà initié à la lecture. Grâce au style, grâce à l'auteur, on peut voyager, on peut voyager dans sa tête et découvrir. Et puis le théâtre c'est quelqu'un qui raconte une histoire avec le corps d'un groupe. Au lieu de raconter seulement avec les mots, le théâtre raconte avec le corps. Pour les enfants, je l'ai fait un petit peu avec naïveté pour qu'ils sachent ce qu'est le théâtre. Et puis la poésie, c'est la musique des mots, c'est un chant parlé, c'est le rythme, c'est l'imaginaire. J'ai donc contruis cela autour d'une histoire d'amour entre un Anglais et une Africaine. J'ai joué avec la communication à un autre degré; c'est-à-dire le père qui est aveugle, mais qui sait lire à travers les sons... et cela a été pour moi un prétexte pour introduire de petites valeurs pour les jeunes.

E. L. : devons-nous comprendre que votre livre est également un moyen pour inculquer des valeurs traditionnelles aux enfants nés dans la modernité?

J. M. : Je me dis qu'être moderne ne signifie pas renoncer à ses valeurs, à ses racines. Nous avons des valeurs positives que nous devons conserver. Voyez-vous, nous sommes Africains, un enfant africain ne doit pas soutenir le regard d'une vieille personne. Dans Première lecture, Obone, bien que son père soit aveugle, n'a jamais daigné le regarder en face. Ce sont ces petites choses que j'ai voulu introduire dans cet ouvrage. Et puis, il y a de petits plaisirs que nous procure la nature: une goutte d'eau sur une feuille de tarot. Est-ce que les jeunes savent encore apprécier cela? Mais le but général de cet ouvrage est finalement d'interesser les jeunes à la lecture.

E. L. : Quel est finalement le sens que vous assignez à la lecture?

J. M. : Qu'est-ce qu'on ressent quand on lit? Quand je lis un beau texte, je suis heureuse. Je reste émerveillée à l'idée de savoir qu'il puisse exister des personnes qui sachent si bien écrire. Des fois je me dis que c'est prétentieux de dire que je suis écrivain. Devant de nombreux textes, je me dis « Qu'est-ce que les autres écrivent bien! » Voyez-vous, je suis encore là à m'émerveiller de ce que les autres ont écrit, à trouver qu'un beau livre est une bonheur.

E. L.: qu'est-ce qui constitue le matériau, la matière première de vos textes? En un mot, où tirez - vous votre inspiration?

J. M. : Dans mes oeuvres en fait, mon matériau, c'est mon univers, mon environnement, c'est le contexte, c'est la vie de tous les jours, le quotidien. Je suis un peu comme une caméra qui se promène et filme tout ce qu'elle voit. Je présente le fait tel qu'il est et je laisse au lecteur le soin d'en juger. Bien évidemment, il y a de la créativité, mais je pars des faits réels. Ma préoccupation est réelle, ce qui me motive, c'est d'injecter nos valeurs dans les écrits. Certains disent « qu'il faut l'universalité. Pour être un grand auteur, il ne faut pas que les gens sachent d'où vous venez, il ne faut pas qu'on devine votre nationalité etc. » Je suis absoulment contre. Nous sommes dans la mondialisation où chacun apporte ce qu'il a de spécifique, mais si on se dilue dans un mimétisme à outrance, si on se dilue dans l'identité des autres, qu'est-ce qui restera de nous ? On n'existera plus! Dans une tournée organisée par ma Maison d'édition, en 2001 au Canada, j'ai été heureuse de présenter aux Canadiens la culture gabonaise, et je crois qu'eux aussi étaient heureux de connaître des choses qu'ils ignoraient sur la culture de notre pays; il y a des relens positifs de chez nous qu'ils ont apprécié et qu'en tant que Gabonais, nous avons le devoir d'imposer , d'exposer. Je veux qu'on reconnaisse le Gabon dans mes écrits, vous savez bien que Sheakespeare est Anglais, mais le Gabonais se retrouve dans Sheakespeare. Le gabonais se retrouve dans O'thello. Sheakespeare a parlé d'un problème qui se trouvait dans un contexte donné, il n'a pas parlé du monde entier, et pourtant les Français, les Italiens, etc. se retrouvent dans ses écrits.

E. L.: Que représente le monde aujourd'hui, pour vous écrivaine ?

J. M. : je me dis que le monde d'aujourd'hui doit être un énorme bouquet de fleurs, un immense jardin dans lequel chaque fleur a sa place et vante sa beauté et non un bouquet où des fleurs cherchent à se greffer pour imiter d'autres fleurs. Abondonner sa culture, c'est faire preuve de lâcheté. Il faut que notre monde soit ce lieu du rendez-vous du donner et du recevoir.

E. L.: Lorsque nous lisons "Histoire d'Awu", d'aucuns en sont arrivés à dire que c'est «plutôt  un traité d'anthropologie, un traité d'ethnographie,etc. ». Vous disiez d'ailleurs que lorsque vous écriviez "Un seul tournant Makôsu", vous avez reconstitué votre élément naturel: l'Université avec sa culture, la culture africaine et autres. Nous aimerions savoir ce que vous en pensez. Quelle est votre opinion?

J. M. : Je crois qu'un texte peut être exploité de différentes manières. Un ethnologue lira mon livre à travers le prisme de l'ethnographie. Le sociologue avec ceux du sociologue etc. En écrivant, je n'avais aucune intention de faire un travail ethnographique.

E. L.: De la même manière, comment jugez-vous l'opinion de certains critiques nationaux, tels Ambourhouet-Bigmann, lorsqu'il dit que « la littérature gabonaise est une littérature du mini terroire »? C'est-à-dire que l'on retrouve dans presque toutes les productions littéraires gabonaises, les écrivains transposant la culture de leur terroire d'origine. On peut citer Ludovic Obiang qui parle des Fang, Jean Divassa qui parle, lui, des Punu,etc...

J. M. : Ecoutez, j'estime que c'est une richesse. C'est un moyen puissance de faire vivre notre culture. Voyez-vous, le tout est de créer, mais chacun recree un microcosme. Ce que je dois dire c'est que la littérature gabonaise en tant que telle est engagée, n'en déplaise à ceux qui pensent le contraire. Parler de la culture, c'est aussi une forme d'engagement. L'engagement, qu'on se le dise a des degrés. Parler de son ethnie, c'est aussi s'engager. C'est une manière d'être témoin de son temps, de sa culture. Cela n'exclut pas la créativité, la beauté du texte, la littérarité. Même les écrivains africains de l'immigration, tel qu'Alain Mabanckou qui vient d'obtenir le prix des cinq continents, recreent quand même leur environnement africain dans leurss textes. Je crois que les lecteur d'ailleurs ont parfois envie de voir ce qui se passe au Gabon. Les Autres ont déjà écrit sur eux, alors que nous sommes si peu représentés . Faut-il abandonner ce que nous faisons pour faire ce que les autres ont déjà fait ? Je trouve que c'est regrettable !

E.L. : Dans le même ordre d'idées, un autre critique littéraire, Fortunat Obiang disait, il y a quelques années, que « la littérature gabonaise n'existe pas ». Il a certainement dû changer de positions aujourd'hui, vu qu 'il a écrit un article intéressant intitulé « Eloge et défense de la littérature gabonaise ». Quel est votre avis à ce sujet ?

J.M.: C'est son point de vue. Il dit qu'elle n'existe pas, d'autres penseront le contraire.

E.L: Dans "Histoire d'Awu", vous abordez avec pertinence la question de la stérilité de la femme. Cette question est-elle si préoccupante pour vous ?

J.M: Evidemment. La stérilité de la femme est vraiment un sujet très douloureux, surtout dans notre contexte où avoir une progéniture est le projet de tout homme et de toute femme. Voyez-vous, un homme, lorsqu'il n'a pas d'enfants, n'est pas considéré. Il n'a pas le même statut que les autres hommes qui ont pu en avoir. Il est « écarté de la  participation », il n'a pas un statut de sage, il est pris pour quelqu'un qui n'a pas d'expérience et ne peut donc pas prendre certaines décisions pour la vie de la communauté.

E.L: Et celui de la femme ?

J.M: Effectivement, c'est pour dire que si pour l'homme c'est déjà difficile à plus forte raison pour la femme. D'ailleurs, notre culture veut que ce soit la femme qui est stérile. Une femme qui n'a pas d'enfants, vous le savez, fait tout pour mériter sa place au foyer. Elle est obligée de faire un océan de sacrifices: elle devient la mère de son mari, de ses coépouses. Elle doit supporter les quolibets de sa belle-famille. Tout cela parce qu'elle ne peut accomplir sa mission première: Enfanter. La femme stérile doit donc, trouver des compensations presque surhumaines, je dirais pour se faire pardonner. Elle devient alors très malheureuse et je trouve, pour moi qui suis mère de famille, que c'est très injuste tout le calvaire que l'on fait vivre aux femmes sans enfants. C'est pour cela que j'en parle dans mon livre.

E.L: Oui mais nous savons aussi que la tradition a une grosse part de responsabilité dans cette considération qu'on a de la femme stérile. Est-ce qu'on doit aussi lire dans vos ouvrages une forme de dénonciation de ce côté pervers de la tradition ?

J.M: Evidemment ! Vous, vous l'avez compris. C'est une réalité, n'est-ce pas ? Nous devons reconnaître que nos traditions ont un côté pervers qui est inacceptable. A cause de la tradition, des hommes et des femmes font vivre un calvaire spécialement aux femmes stériles et aux veuves. Et ça c'est inacceptable! C'est pour cela que j'en parle parce qu'il faut que certains comportements changent.

E.L: On voit dans "Histoire d'Awu" tout comme dans Un seul tournant Makôsu que la femme reste très attachée à son mari, au maintient et à la stabilité de son foyer. Est-ce que c'est votre idée de la femme ?

J.M: Certainement. Je pense que les femmes doivent être attachées à certaines valeurs comme la famille dans laquelle elle a un grand rôle à jouer.

E.L: Effectivement, mais d'un autre côté, Oyomo et Awu dont les vies sont très semblables sont des femmes au foyer comme vous. Est-ce qu'on ne peut pas dire que vos productions littéraires subissent l'influence de votre propre vie. Est-ce que vos oeuvres ne sont pas finalement autobiographiques ?

J.M: (Rires) je m' y attendais, c'est une question presque reccurente ! Vous savez, on ne parle mieux que des choses qu'on connaît. Je ne peux pas dire que je parle exclusivement de moi. En fait, je voudrais un peu corriger l'image qu'on se fait de l'époux africain: père fouettard qui bat sa femme, ivrogne, etc. J'en ai assez! Je veux qu'on découvre un autre mari africain; Un homme aimant et responsable. Un homme qui inspire des valeurs. C'est cette image-là que je voudrais insérer dans le registre des hommes africains que l'on peut retrouver dans la littérature.

E.L: Donc vous ne partagez pas l'avis de beaucoup qui pensent que les hommes noirs ne savent pas aimer ?

J.M: Oh que non ! Je suis foncièrement opposée à cette idée préconçue selon laquelle les hommes noirs sont des brutes ! Il y a des Noirs qui savent aimer. Ils sont certes rigoureux, mais ils sont doux aussi. Les Noirs aimants, ça existe. Et puisque ça existe, il faut le dire, il faut en parler, il faut que cette catégorie-là soit représentée dans la littérature.

E.L: Justine Mintsa, êtes-vous toujours membre de l'UDEG ( Union Des Ecrivains Gabonais)?

J.M: Oui bien sûr, je suis toujours membre de l'UDEG. C'est ma famille culturelle. J'en suis la Présidente honoraire depuis que j'ai quitté le poste de Présidente en 2001 et j'ai de bons rapports avec mes confrères.

E.L: Quelles sont les projets de l'UDEG cette année ?

J.M: hum! Bien qu'étant toujours membre, je ne peux vraiment pas vous parler du programme d'activités qui a été mis en place cette année.

E.L: Et en ce qui vous concerne ?

J.M: Je suppose que vous voulez parler de mes prochaines productions ? Hum ! Disons que le livre est comme un enfant. Dans notre culture, lorsqu'une femme est enceinte, elle n'en parle pas. C'est quand la grossesse se laisse voir que les gens s'en rendent compte. Il en va de même pour ma production littéraire (rires). Quand le livre sortira, vous le verrez, mais en attendant, je ne dirai rien.

E.L: Justine Mintsa à la fin de cette entrevue, si on devait vous faire un voeu, ce serait quoi ?


J.M: (elle regarde le plafond, un moment, puis rire ) La possibilité de créer, créer, créer...

E.L: Merci Justine Mintsa...

J.M: C'est moi qui vous remercie.


Propos récueillis par Wilfried Idiatha (4ème Année Lit. Af.), Désiré Clitandre Dzonteu (4ème Année Lit. Af.) et Serge Koffi Koudouovo (1ère Année Lit. Af.)
Photos: Serge Koffi


January 11, 2007 | 4:48 AM Comments  0 comments

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